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Détail d'un article

Actualité > «En 2009, pour ELIT filiale du groupe Sonelgaz l'effort de formation a représenté 35% de la masse salariale»
Mercredi 13 Janvier 2010
«En 2009, pour ELIT filiale du groupe Sonelgaz l'effort de formation a représenté 35% de la masse salariale»
M. Redouane Djaffar, directeur des ressources humaines chez ELIT
Par : Emploitic.com

Elit (El Djazair Information Technology) est une filiale du Groupe Sonelgaz, chargée des systèmes d’information. Son siège est situé au Gué de Constantine à Alger. C’est une jeune entreprise composée, à ce jour, d’environ 200 agents, mais avec de grandes ambitions. Dans cet entretien son DRH revient sur les objectifs de la société pour 2010, ses atouts, mais aussi sur les contraintes qu’elle rencontre.

Elit mettra bientôt en place un nouveau système d’information RH, que peut-il apporté comme valeur ajouté aux métiers des ressources humaines?

M. Djaffar : En fait, Elit est en cours de mettre en place plusieurs projets de systèmes d’information. Parmi les plus attendus pour les sociétés du Groupe, nous citerons bien sûr celui ayant trait à la ressource humaine (type ERP), mais aussi celui qui consiste à intégrer et déployer, une solution « Finance et Comptabilité ».

Pour revenir au projet portant SIRH, ce projet vise à remplacer l’ancien système, par un nouveau, assurant la couverture fonctionnelle de l’ensemble des besoins des Sociétés du Groupe en matière de gestion des Ressources Humaines, totalement intégrée.

Pour le SIRH, c’est un projet qui a pour mission principale de faciliter et de fiabiliser la gestion des ressources humaines de plus de 60 000 travailleurs. Il s’agit d’un outil de gestion très performant qui garantit la fiabilité de l’information, celle des statistiques, mais également rapproche les prévisions de la réalité souhaitée. Il permettra de disposer, en temps réel, d’une information RH complète et fiable.

Notre objectif à travers la mise en place d’un tel système est de répondre aux besoins de nos filiales, leur faciliter la tâche et réduire très certainement leurs coûts d’exploitation.

Il faut profiter des innovations technologiques qu’offre le marché pour les opérateurs, afin d’améliorer la qualité de service au client final principalement. Ceci se traduira nécessairement par l’amélioration de la qualité de service sur toute la chaîne de la création de la valeur de l’ensemble des métiers du groupe (production- transport-distribution).
 
Comme toute autre entreprise publique souffrez-vous de fuite des compétences vers le privé ? Si oui, comment arrivez-vous à gérer ce problème?

L’un des défis d’ELIT est la fidélisation des ressources humaines. J’admets que nous souffrons de ce problème chez ELIT, mais nous essayons de le surmonter en mettant en place de nouveaux mécanismes.

Ce que nous pouvons dire aujourd’hui c’est que le marché du travail en Algérie, se distingue par « un manque de loyauté ». Je ne dits pas qu’il est marqué par des pratiques déloyales mais il manque de loyauté, la nuance est importante.

Ce phénomène est imposé par certaines sociétés installées en Algérie et appartenant souvent à de grands groupes internationaux, mais également par des entreprises privées nationales. Elles trouvent ici de grandes opportunités d’embauche sans investissement en formation, en offrant aux ingénieurs et techniciens des salaires que les entreprises publiques ne peuvent leur garantir.

En effet, au sein des entreprises publiques, et comme cela se passe dans notre société en particulier, la ressource humaine ayant accumulé de l’expérience, voire de l’expertise parfois acquise par de la formation très couteuse, se place sur le marché du travail avec plus d’atouts. Il faut reconnaître que les entreprises publiques, permettez moi d’emprunter ce terme, sont de véritables « Entreprise-Écoles». D’ailleurs, l’effort consenti pour la formation et l’amélioration des compétences de nos collaborateurs, représente environ 35% de notre masse salariale ou plus de 8 % de notre chiffre d’affaires.

Ceci dit, notre plus grand handicap reste le salaire. La réponse en termes de rémunération chez ELIT n’est pas la même que celle observée chez certaines entreprises privées. Cette « concurrence » nous fragilise.

Conscient de ce handicap, la révision de la politique de rémunération est au cœur de la réflexion chez ELIT. Nous comptons bientôt mettre en place un nouveau système salarial, orienté plutôt vers la rétribution des performances, fondé sur l’individualisation des rémunérations et s’appuyant fondamentalement sur un management par objectifs. Cela pourrait se traduire par l’attribution de primes, selon les « résultats obtenus dans le poste ». À travers ce nouveau système, nous visons à réduire l’incertitude chez notre personnel. Si vous ajoutez les programmes de formation que nous proposons, les projets valorisant auxquels ils participent, cela constituera indéniablement la meilleure réponse à la problématique de la fuite des compétences.

Quels sont vos projets à moyen terme ?

D’abord il faut le préciser, notre enjeu RH c’est de préparer nos collaborateurs, d’une part, à prendre en charge les projets SI et d’autre part à gérer les systèmes, une fois mis en production.

La préparation de nos ressources vise la montée en compétence pour la prise en charge des infrastructures SI, telles que, les deux « Data Centers » dont le but principal, c’est d’héberger et de sécuriser les données des sociétés du Groupe, le réseau informatique étendu, connectant plus de 500 sites en xDSL et le réseau corporatif de téléphonie sur IP.

Pour le compte du Groupe SONELGAZ, l’activité distribution de l’électricité et du gaz, prend une part très importante dans le portefeuille projets de la société. Vous n’ignorez pas que le Groupe a en charge des activités de service public. L’objectif fondamental reste la satisfaction des besoins des citoyens. Ces besoins doivent être de qualité. Pour les satisfaire, ELIT consacre un grand nombre de projets à l’amélioration des systèmes d’Information de la Distribution.   

Pour le projet SIRH, nous sommes en phase de sélection d’un prestataire et d’une solution, dans le cadre d’un appel d’offres lancé en 2009. Pour préparer les ressources humaines dédiées au projet et leur permettre de bénéficier du transfert de compétences, durant toute la phase de réalisation, un groupe composé des meilleurs ingénieurs - informaticiens est déjà en formation de longue durée en école pour un programme en gestion des ressources humaines.


 
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